Maëlle Mays

Maëlle Mays, professeur de théâtre

Avant même de naître, les médecins qualifiaient le foetus Maëlle de « bébé tonique ». Puis dès ses premières années, on la surnomme Zébulon, Boule de nerfs ou encore Josiane. Très tôt habituée à endosser des rôles, c’est naturellement qu’à 17 ans, elle dédaigne sa place en Hypokhâgne pour
aller s’encanailler sur les bancs du Théâtre du Jour à Agen (Théâtre-École d’Aquitaine, créé et dirigé par M. Pierre Debauche).

Puis, à sa sortie de l’école en 2008, elle passe trois mois en Biélorussie pour voir ce qu’il restait de Stanislavski (association Demain de Printemps), où l’on ne parvient pas à lui inculquer le goût du masochisme dans la préparation de l’acteur. Pourtant, elle signe au Théâtre de l’Épée de Bois (la Cartoucherie, Paris) pour la saison 2009-2010, au terme de laquelle elle quitte illico la capitale pour monter sa compagnie (Le Thyase) en région toulousaine, où elle oeuvre depuis.

En parallèle, elle ne cesse jamais de se former musicalement via la pratique de l’accordéon et du chant, ni de répondre aux invitations à jouer (compagnie Dakatchiz, compagnie Faut le Faire, Festival Mondial de Théâtre de Marionnette de Charleville Mézières, compagnie Les Gouelles, etc.) : l’essentiel c’est que ça swingue.

Depuis 2014, elle jubile en se formant au bouffon avec Cédric Page (alias Ludor Citrik) et Guillaume Bailliart (groupe Fantomas). Elle découvre ainsi que la pudeur n’est pas toujours une histoire de nudité et aiguise son goût
pour l’irrévérence bienveillante de la bouffonne comme veilleuse des sens et des consciences.

En 2015 naît Zou, un personnage soliste d’improvisation scénique qui apparaît sous diverses formes (madame loyale de soirées en tout genre, chanteuse-accordéoniste, en animation insolite d’événement à priori non théâtral…)
et il grandit tant et si bien qu’il réclame son propre spectacle répondant à une unique injonction : Zou !